Thérapie génique : une nouvelle victoire grâce à vous !
L'équipe française du Pr Aubourg et du Dr Cartier (Hôpital Saint-Vincent de Paul, Inserm), soutenue de longue date par l'AFM grâce aux dons du Téléthon, a annoncé dans la prestigieuse revue
Science du 6 novembre 2009 avoir traité avec succès par thérapie génique deux enfants atteints d'une grave maladie génétique du cerveau, l'adrénoleucodystrophie.
Plus de deux ans après le début du traitement, la progression de leur maladie a été arrêtée, et aucun effet secondaire n'a été observé jusqu'ici. Une victoire pour ces deux garçons qui ne pouvaient
pas bénéficier d'une greffe de moelle osseuse. Mais aussi une avancée majeure pour tous ceux qui souffrent de maladies génétiques rares et pour tous ceux qui, comme vous, se mobilisent à nos côtés
durant le Téléthon. Cette victoire, donateurs du Téléthon, c'est la vôtre !
Elle conforte le bien-fondé de la stratégie que nous menons depuis 20 ans, grâce à votre soutien sans faille, pour développer les thérapies innovantes pour les maladies génétiques rares.
Succès de thérapie génique : réaction de la Présidente de l'AFM
Deux enfants atteints d'une maladie cérébrale mortelle, l'adrénocleucodystrophie, ont été traités avec succès grâce à un nouveau vecteur de thérapie génique. Aujourd'hui, avec 3 ans de recul pour
le premier patient et 2 ans et demi pour le second, il est possible d'affirmer que la thérapie génique de l'adrénoleucodystrophie offre une véritable alternative aux malades qui ne peuvent
bénéficier d'une greffe de moelle osseuse.
Cet essai, dont les résultats ont été publiés dans la revue Science datée du 6 novembre 2009, a été menée par une équipe française, le Pr Aubourg et le Dr Cartier (Hôpital Saint-Vincent de Paul,
Inserm), soutenue de longue date par l'AFM grâce aux dons du Téléthon. Ce succès donne un nouvel élan pour le traitement des maladies humaines par ce type d'approche. Il nous conforte dans le
bien-fondé de la stratégie que nous menons depuis 20 ans, grâce à l'élan populaire du Téléthon, pour développer des thérapies innonvantes pour les maladies génétiques rares. Il renforce notre
conviction de poursuivre sur cette voie.
Deux enfants atteints d'une maladie cérébrale mortelle traités avec succès
Deux jeunes enfants atteints d'adrénoleucodystrophie, une maladie cérébrale mortelle, ont été traités avec succès grâce à un nouveau vecteur de thérapie génique, un traitement développé par le Pr
Patrick Aubourg et le Dr Nathalie Cartier (Hôpital Saint-Vincent de Paul, Inserm). Plus de deux ans après le début du traitement, la progression de leur maladie a été arrêtée et aucun effet
secondaire n'a été observé jusqu'ici. Une victoire pour ces deux garçons qui ne pouvaient pas bénéficier d'une greffe de moelle osseuse et une étape importante sur le chemin de la guérison des
maladies génétiques rares par thérapie génique. Cette première concrétise aussi les espoirs placés dans l'utilisation de vecteurs de thérapie génique dérivés du virus VIH (lentivirus) pour une
application thérapeutique chez l'homme.
La nouvelle approche consiste à greffer les propres cellules de moelle osseuse du patient après traitement par thérapie génique sans recourir à un donneur, évitant ainsi les complications de la
greffe.
Les cellules souches de la moelle osseuse des patients sont prélevées, puis corrigées par transfert d'une version fonctionnelle du gène déficient à l'aide d'un vecteur de thérapie génique dérivé
du virus VIH modifié et inactivé.
Des échantillons de tissus ont en effet été confiés à GénoSafe, la société d'Evry créée par l'AFM et Généthon, le laboratoire financé grâce aux dons du Téléthon. Cette société a été chargée de
s'assurer notamment qu'aucun virus pathogène s'était "reformé" et qui, au vu des résultats, a pu donner son feu vert à la suite du traitement. C'est en effet la première fois au monde que le
lentivirus HIV, dépourvu bien sûr de ces éléments génétiques pathogènes, était utilisé pour transporter un gène chez des personnes non touchées par le Sida.
Les cellules ainsi corrigées sont ré-injectées aux patients comme après une greffe classique; elles vont regagner la moelle osseuse et certaines, par un mécanisme naturel, vont se diriger vers le
cerveau du patient et jouer le rôle correcteur.
Aujourd'hui, avec 3 ans de recul pour le premier patient et 2 ans et demi pour le second, il est possible d'affirmer que la thérapie génique de l'adrénoleucodystrophie offre une véritable
alternative aux malades qui ne peuvent bénéficier d'une greffe de moelle osseuse.
"Les deux patients traités vont bien : la progression de la maladie s'est arrêtée quelques mois après l'auto-greffe" explique le Dr Nathalie Cartier, directeur de recherche à l'Inserm. "C'est la
première fois que l'on traite avec succès une maladie grave du cerveau par thérapie génique, ce qui donne un nouvel élan pour le traitement des maladies humaines par ce type d'approche" ajoute le
Pr Patrick Aubourg qui a notamment permis à cet essai thérapeutique, après 16 ans de recherche, d'aboutir.
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